Hommage à une femme, épouse et mère ! Qui sait ce que l’expression « MORT POUR LA FRANCE » à comme sens et ce que cela lui a demandé comme sacrifices.

Comme dans beaucoup de cartons à chaussure rempli de documents ou photos de famille, sauvés et découverts au hasard d’une brocante, on peut en quelques secondes lire la tragédie d’une femme, mère, épouse prise dans les méandres de l’histoire et des grands événements destructeurs de vies.

Marguerite Marie L. est née en 1885 à Armentières (Nord). Jeune couturière a 21 ans à Tourcoing vivant encore chez ces parents. Elle se fiance sans doute à Evariste André Demey. Ils se marient heureux quelque temps après à Ville de Nancy le 23 janvier 1914. Sans imaginer en ce début d’année, qu’en juillet, août 1914 du fait de la 1er Guerre Mondiale, ils seront séparés à jamais ….Lui est commis d’architecte, né en 1889 à Roubaix. Il fait sa conscription en 1910, 4 ans avant son mariage. Pour rejoindre le 1er Régiment d’infanterie comme sergent à 25 ans au déclenchement de la guerre.

Elle est enceinte, avant son mariage en janvier, car elle accouche le 20 juillet 1914 à Nancy-Ville. André Édouard D. 1er et unique garçon né de cet union. C’est encore son père qui fait le déclaration de naissance à l’état civil de Nancy. (Voir l’extrait de naissance). Avant de partir en août au front de la bataille de la Marne….

Elle, pour conjurer le sort, s’engage dans la croix rouge comme infirmière sur le front et soigne les « poilus » blessés de guerre. Sans doute le cœur gros de ne pas recevoir de nouvelles de son homme. De son époux pas de lettres…Déclaré disparu ou prisonnier, il ne donne plus signe de vie.

Elle n’apprendra que bien plus tard, par la croix rouge de Genève, Agence Internationale des prisonniers de Guerre, que suite à une enquête approfondie et une lettre envoyée au père de Evariste André D. le 6 janvier 1918. « Nous avons le triste devoir de vous transmettre ci-inclus les renseignements que nous avons pu obtenir sur Evariste André D. Sergent au 1er d’infanterie 7em compagnie. Témoignage d’un compagnon d’armes qui déclare l’avoir vu mourir. »

Le jour de l’armistice, Marguerite reçoit elle, des poilus qu’elle a soigné, une gentille lettre encore fermée à ce jour avec des violettes « souvenir du 11 novembre 1918, violettes offertes par mes poilus le jour heureux de l’armistice »

Il faudra attendre le 21 avril 1921, pour que l’état français déclare le décès de Evariste André le 17/18 Février 1915. Mort à l’ennemi. Et que son fils André Edouard devienne pupille de la nation. C’est indiqué en marge de son acte de naissance. « Adopté par la Nation » Sa mère elle pourra à ce titre percevoir une pension de veuve de guerre.

Marguerite élèvera son enfant adoré et se remariera plus tard avec un homme de 20 ans plus âgé, né en 1867. Son fils pourra porter fièrement la médaille militaire de son père ou des pupilles de la nation (à confirmer) sur des photos de lui plus âgé. Si l’on se refaire aussi à l’acte de naissance de André Édouard on peut lire qu’il se marie avec Madeleine Colette Henriette Jeanne Pauline M. le 23 décembre 1937 à Bois Colombes. (Seine).

Marguerite Marie a de son côté donné naissance à Jean Marie L. en 1926, fils de son deuxième mariage. On peut les voir tous réunis sur un canapé, le sourir au lèvres. Et André Édouard prendra soin de son demi frère. Heureux de partager des moments de jeu avec lui. Marguerite ne sait pas encore que le destin viendra dans peu de temps frapper à la porte de son amour de mère.

André Édouard meurt sur le front de 1940. Le 9 juin tué a l’ennemi lui aussi comme son père.« MORT POUR LA FRANCE » Elle percevra alors de la même manière une pension qui s’ajoutera à la première. Quelques sous pour deux amours perdus. On peut dans une petite enveloppe aux bordures noires, trouver quelques photos et voir la tombe de André Édouard dans le nord…. À côté, sa femme Madeleine debout en noir. Il était sous lieutenant au 94e régiment d’infanterie. Madeleine, sa belle fille veuve en 1940, écrit en janvier 1948 une lettre à Marguerite, dans laquelle on comprend que Madeleine s’est elle aussi remariée « Je me suis remariée à un brave homme, il a bon cœur. Il ne saurait certainement pas me rendre malheureuse. Naturellement je garde mon beau rêve ( André Édouard ) intact et il le comprend ayant eu le même grand malheur que le mien, sa femme a été tuée dans un bombardement, il a tout perdu dans ce bombardement sauf sa fille qui avait 12 ans…. »

Marguerite Marie elle s’éteindra en 1957 et son dernier fils en 1996. Quelques papiers et photos traces d’une profonde tristesse de femme.

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On connait de Auguste de Moltzheim son fabuleux travail de recherche grâce à l’édition des planches originales vendues et présentées par Bertrand Malvaux il y a quelques années maintenant. Planches éditées dans :

L’armée française sous la restauration 1814-1830 Auguste de Moltzheim- Éditions du canonnier.

Mais il est plutôt rare de trouver les volumes sur l’artillerie ou l’armée française en 1874. Son travail est particulièrement détaillé et richement illustré.

Auguste Louis Victor de Moltzheim (1822-1881) engagé volontaire à l’âge de 18 ans au train d’artillerie, nommé lieutenant au corps d’artillerie en 1854, il participe à la campagne de Crimée en 1855, nommé au grade de capitaine en 1860, campagne d’Algérie 1860-1861, Chevalier dans l’ordre de la Légion d’Honneur en 1869. Auguste de Moltzheim, né le 4 juin 1822 à Saumur et mort le 15 octobre 1881, est un officier, dessinateur et illustrateur français, spécialisé dans l’uniformologie. Le livre compte 64 planches lithographiées et coloriées à la main rehauts albuminés, reproduites d’après les originaux appartenant à Sa Majesté l’Empereur et publié sous ses auspices.

Éditeur : E. Simon (Strasbourg)

Date d’édition : 1868

Album des uniformes de l’armée et de la marine française. Cette série qui compte théoriquement 124 planches est la plus importante de Lalaisse. On trouve de nombreuses variantes de coloris et nombre de planches.

L’armée de la monarchie de Juillet, qui a régné en France de 1830 à 1848, a connu plusieurs réformes et évolutions significatives.

  1. Réformes et Effectifs :
    • Les effectifs de l’armée ont été doublés, passant à environ 400 000 hommes. Cette augmentation a été motivée par les tensions internationales et les besoins de maintien de l’ordre intérieur (1.)
    • La loi de Gouvion-de Saint-Cyr de 1818 a été révisée pour moderniser l’organisation de l’armée (1.)
  2. Création de la Légion Étrangère :
    • Le 9 mars 1831, Louis-Philippe a créé la Légion étrangère, une unité militaire destinée à intervenir en dehors du territoire national. Cette unité existe toujours aujourd’hui (1.)
  3. Garde Nationale :
    • La Garde nationale, une milice bourgeoise, a joué un rôle crucial sous la monarchie de Juillet. Elle était chargée de défendre la monarchie constitutionnelle et de maintenir l’ordre public. La Garde nationale a été placée sous la direction de La Fayette, une figure emblématique de la Révolution française (2.)
    • La Garde nationale a été réorganisée et a vu ses effectifs augmenter, notamment à Paris, où elle comptait environ 60 000 hommes (2.)
  4. Rôle de l’Armée :
    • L’armée a été utilisée pour maintenir l’ordre intérieur, notamment lors des émeutes et des insurrections qui ont marqué cette période. Les événements de 1832, 1834 et l’insurrection de 1839 ont conduit à un rôle accru de l’armée dans les questions intérieures (3.)
  5. Innovations et Réorganisations :
    • Des innovations ont été introduites, notamment avec la création de bataillons et de régiments de zouaves en Algérie, qui ont participé à la conquête de l’Algérie (3.)
    • Le ministère de la Guerre a été réorganisé à plusieurs reprises pour améliorer l’efficacité de l’administration militaire (3.)
  6. Gendarmerie :
    • La Gendarmerie a également été réorganisée sous la monarchie de Juillet. Bien que la Monarchie de Juillet ait supprimé certains avantages traditionnels de la Gendarmerie, elle a également reconnu l’importance de cette arme pour le maintien de l’ordre, notamment dans la capitale (4.)

Ces réformes et évolutions ont permis à l’armée de la monarchie de Juillet de jouer un rôle central dans la défense du régime et le maintien de l’ordre public, tout en s’adaptant aux nouvelles réalités politiques et sociales de l’époque.

Infanterie française de 1770 à 1949.

André Marcy était un aquarelliste et illustrateur actif principalement entre 1920 et 1950. Il est connu pour ses représentations des uniformes de l’armée française à travers différentes périodes, de 1770 à 1949. Ses œuvres incluent une série d’aquarelles signées qui illustrent les moments forts de l’uniformologie de l’armée française.

On ne connaît pas grande chose sur cet artiste. Les sources sont rares. Et les traces de son travail peu fréquent. 
Même s’il existe un recueil des aquarelles sur les soldats de la légion étrangère de 1831 à 1945, les autres productions de l’artiste sont plus rares.

Les illustrations d’André Marcy capturent ces changements et offrent un aperçu visuel de l’évolution des uniformes militaires français. Ses œuvres sont appréciées pour leur précision et leur détail, fournissant une ressource précieuse pour les historiens et les passionnés d’histoire militaire.

Belle série d’aquarelles homogène sur la chronologie des grandes périodes de l’armée française entre 1770 et 1949.

                       

Eugène Louis Lami (12 janvier 1800 – 19 décembre 1890) était un peintre, aquarelliste, illustrateur, lithographe et décorateur français. Il est particulièrement connu pour sa collaboration avec Horace Vernet sur une série de lithographies intitulée “Collection des uniformes des armées françaises de 1791 à 1814”. Cette collection a contribué à établir sa réputation dans la représentation de scènes militaires, qui s’est également reflétée dans ses peintures.

La collection des uniformes des armées françaises de 1791 à 1814, dessinée par Horace Vernet et Eugène Lami, a été publiée à Paris par Gide entre 1822 et 1823. Cette collection comprend des illustrations détaillées des uniformes militaires de cette période, offrant un aperçu visuel précieux de l’évolution des tenues militaires françaises pendant les guerres révolutionnaires et napoléoniennes.

En plus de cette collaboration, Lami a également produit d’autres œuvres notables, telles que des lithographies représentant la cavalerie espagnole et des peintures historiques. Ses œuvres sont aujourd’hui conservées dans des institutions prestigieuses comme le Louvre (1.)

Edité en 1822 pour la première partie et 1824 pour la deuxième partie.
Dessinée par H. Vernet et E. Lami. Les planches sont accompagnées de texte théoriquement. Planches lithographiées et rehaussées à la main. Cette édition est composée normalement de deux chapitres :

• 1789-1814 avec une série de 100 planches
• 1814-1824 avec une série de 48 planches