Infanterie française de 1770 à 1949.

André Marcy était un aquarelliste et illustrateur actif principalement entre 1920 et 1950. Il est connu pour ses représentations des uniformes de l’armée française à travers différentes périodes, de 1770 à 1949. Ses œuvres incluent une série d’aquarelles signées qui illustrent les moments forts de l’uniformologie de l’armée française.

On ne connaît pas grande chose sur cet artiste. Les sources sont rares. Et les traces de son travail peu fréquent. 
Même s’il existe un recueil des aquarelles sur les soldats de la légion étrangère de 1831 à 1945, les autres productions de l’artiste sont plus rares.

Les illustrations d’André Marcy capturent ces changements et offrent un aperçu visuel de l’évolution des uniformes militaires français. Ses œuvres sont appréciées pour leur précision et leur détail, fournissant une ressource précieuse pour les historiens et les passionnés d’histoire militaire.

Belle série d’aquarelles homogène sur la chronologie des grandes périodes de l’armée française entre 1770 et 1949.

                       

 

Gilbert Randon (1814-1884). Pseudonyme de Randonensberg, Gilbert. – Dessinateur et caricaturiste de presse, illustrateur et lithographe. – A collaboré au “Journal pour rire” et au “Journal amusant”.

“Nos Troupiers” est une série d’illustrations et de croquis réalisés par Gilbert Randon, un artiste français né en 1811 et décédé en 1884. Gilbert Randon était connu pour ses dessins humoristiques et ses caricatures, souvent centrés sur la vie militaire et les soldats français. Ses œuvres ont été publiées dans divers albums et revues, capturant des moments de la vie des soldats avec un style à la fois drôle et détaillé (18.)

Gilbert Randon (1814-1884) était un graveur et caricaturiste français. Il est né le 9 octobre 1811 à Lyon et est connu pour ses contributions artistiques durant le XIXe siècle. Ses œuvres sont conservées dans diverses collections.

Gilbert Randon est le fils de Pierre Randon, perruquier, et de Marie Maillet. À l’âge de 16 ans, il s’engage dans un régiment de cavalerie. Il quitte l’armée et devient dessinateur, puis se lance dans la photographie (de 1842 à 1848, à Lyon). Lithographe, dessinateur caricaturiste de presse, illustrateur, il est appelé par son cousin Nadar[2] à Paris en 1851, afin de collaborer au Journal pour rire, puis au Journal amusant. Il épouse Lucile Perrotin à Paris en 1864[3]. Il publie l’album l’Ecole du fantassin suivi l’Ecole du cavalier, puis en 1867 l’Ami des Animaux. Il représente dans des scènes cocasses l’armée française sous le Second Empire[4]. Souffrant d’une maladie de cœur et paralysé, il séjourne durant les derniers mois de sa vie régulièrement à l’hopital[5] Domicilié à Asnières, il meurt à Paris, à l’Hôpital Fernand-Widal[6]. Il est enterré au cimetière du Montparnasse.
(Wikipedia)

Cette petite série de planches éditées par HAQUENTHAL, à Pont-a-Mousson, représente l’armée française sous le Second Empire, dans des scènes cocasses. Caricaturiste, Randon, croqua l’esprit de cette époque des élégants.

 

L’imagerie d’Épinal, nous présente ici toute l’Armée du Second Empire au grand complet. Ces planches rehaussées d’or, sont certainement les plus belles que j’ai pu croiser ces derniers temps. L’impression des couleurs est fine et plutôt fidèle aux uniformes de l’époque. Il s’agit d’une production d’époque car l’aigle est bien présente sur l’ensemble des portes drapeaux. Ces planches plutôt grandes sont imprimées sur un papier très fin et fragile. On les retrouve par la suite rééditées sans impression d’or. Elle avait fière allure cette armée du Second Empire.

Le musée de l’Imagerie d’Épinal très actif, assure de nombreuses expositions qui mettent en valeur la production des différentes époques. A noter le dernier catalogue de l’Exposition.

Laissons lui faire la présentation de cette production abondante.

L’Imagerie d’Épinal est la plus célèbre et la dernière en activité en Europe, héritière d’un patrimoine inestimable, constitué au fil des générations depuis 1796. Au XVIIIème siècle jusqu’à l’aube du 20ème siècle, les imageries ont joué un rôle majeur dans la transmission du savoir populaire, l’illustration des événements politiques et historiques, la culture religieuse (images pieuses), les loisirs et l’éducation des enfants. Il y en avait un peu partout en Europe et en France (Paris, Rouen, Chartres, Cambrai, Lille, Orléans, Toulouse…), se concentrant peu à peu dans l’Est (Metz, Nancy, Pont-à-Mousson…) à proximité des producteurs de papier.”(…)

“Les images d’Épinal sont indissociables de la légendaire Fabrique Pellerin fondée en 1796. Elle rayonna sur tout l’Est de la France puis au niveau national, rachetant ses concurrentes et rivalisant souvent avec les meilleurs éditeurs parisiens. D’autres imageries en Europe s’en inspirèrent (Milan, Liège, Neu-Ruppin…). À l’origine, il y a Jean-Charles Pellerin (1756 – 1836), marchand cartier-dominotier (cartes à jouer et feuilles de jeux). Souhaitant devenir « imagier », il reprend les techniques du bois gravé pour le dessin et du coloriage au pochoir, en les associant à la fameuse presse de Gutenberg. Le voilà imprimeur-éditeur, et, en bon commerçant, il colle à la demande d’alors : des images saintes, puis des planches de soldats napoléoniens. Devant leur succès, il édite les grandes batailles, des portraits de l’Empereur, suivies bientôt par l’illustration des contes de Perrault et des Fables de la Fontaine. C’est le début de la grande aventure des images pour la jeunesse, l’un des grands « best sellers » de la maison.” (…)

“La petite entreprise artisanale devient au fil des ans une « fabrique » d’images renommée et innovante. Les descendants Pellerin poursuivent l’œuvre, en développant à la fois sa création (brochures, chansons, jeux de société, constructions, albums, etc.) et son rayonnement au-delà des frontières. Ils adaptent les techniques, passant à partir de 1850 des bois gravés à la lithographie (gravure sur pierre) et aux machines à colorier pour de bien plus grands tirages. L’Imagerie passe à un stade industriel : une image pour la machine à coudre Singer est ainsi éditée à 500 000 exemplaires ! À son apogée, l’Imagerie d’Épinal emploie plus de 150 salariés et produit 12 à 13 millions de planches, avec des éditions en langues étrangères qu’elle exporte autant vers l’Amérique que la Russie des tsars.

Le XXème siècle, après la Grande Guerre, fut plus difficile pour l’imagerie Pellerin, avec l’arrivée de la radio, du cinéma puis de la télévision, s’en sortant grâce à son fonds exceptionnel et aux fameuses devinettes publicitaires. En 1984, la maison Pellerin, en grande difficulté malgré la contribution d’auteurs de BD célèbres comme Fred, Tardi, Veyron, Margerin ou F’murr, est reprise par un groupe de 51 actionnaires locaux qui la préservèrent pendant 30 ans notamment en faisant appel à de nouveaux talents et quelques grandes signatures telles François Schuiten et Joann Sfar. Aujourd’hui l’incroyable histoire de l’Imagerie d’Épinal se poursuit autour d’une nouvelle équipe, de nouvelles ambitions, soignant son entrée dans le XXIème siècle.”

A lire sur le sujet : “Trésors des Images d’Epinal” René Perrout.

 

 

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